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Sommaire du n°38 du Deuxième trimestre 1992

INFORMATIONS

COURRIER DES LECTEURS


ETUDES

BOIS DE LA ROCHE

FAMILLE FONTANON

FAMILLES DE LA VALLE LONGUE EN CEVENNES (VI) LES PAULET (XIVe - XVIIIe siècle)

FRANÇOIS DE LA NOUE

LE COLLOQUE D'UNE FAMILLE HUGUENOTE, LES CROISSANT d'ALLEMAGNE

LA REVOCATION DE L'EDIT DE NANTES A ARLES

ABJURATIONS RELEVEES EN INDRE-&-LOIRE


DOCUMENTS

LES PROTESTANTS DE SARRY

LES ALSACIENS DE LA CHAPELLE ROYALE DE SUEDE

DOCUMENTS ENTRES DEPUIS 1979 A LA BIBLIOTHEQUE DE LA SHPF DANS LA SERIE E : ETAT CIVIL PROTESTANT

QUESTIONS

REPONSES


COURRIER DES LECTEURS





   Quelques précisions à propos des prisonniers protestants au Château de Vincennes, à la suite de l'article de M. Victor Le Renard paru dans le Cahier du Centre de Généalogie Protestante n°37, page 33 et suivantes.

   Plusieurs d'entre eux appartiennent à la Normandie protestante :

- Jean CARDEL est né et baptisé à Tours le 6.2.1656 et mort à la Bastille le 13.6.1715. Il appartenait à une famille notable d'Alençon. Son père Jean CARDEL baptisé à Alençon le 27.2.1628 fils de maître Jean CARDEL avocat au présidial d'Alençon et d'Esther FOUSTEAU, s'est marié à Alençon le 13.8.1651 à Anne de TOULIEU, fille de Pierre de TOULIEU, médecin à Tours et de Françoise CHARDON. Jean CARDEL s'établit marchand à Tours où naquirent ses enfants et mourut à Tours le 26.12.1675.

- DESVALLONS, enfermé à Vincennes le 9 novembre 1685 en même temps que Jean CARDEL est Pierre COSTIL, sieur des Vallons. C'était selon le lieutenant de police de Paris un jeune homme aussi débauché que son père était vertueux. Celui-ci Jacques COSTIL, sieur des Vallons était avocat au Parlement de Paris. Il était originaire de Chefresne (Manche) et abjura en décembre 1685 avec sa femme selon Douen. Son opiniâtreté le fit pourtant jeter en prison le 26 janvier 1686 où il resta jusqu'au 4 janvier 1691. Il fut alors envoyé au Château de Guise, libéré, finalement envoyé au Château de Pont de Larche le 30.12.1696 où il mourut en mai 1698, âgé de 76 ans.

- Simon LE PLASTRIER, maître orfèvre à Rouen, puis marchand mercier à Paris tenant commerce de joaillerie quai de l'Horloge, est né à Rouen, baptisé à Quevilly le 30.3.1644 fils de Jean LE PLASTRIER, maître orfèvre à Rouen et de Rachel LE BON; il épouse en premières noces à Charen- ton le 12.5.1669 Catherine GRAINDORGE (1644-1669) fille d'Etienne GRAINDORGE un caennais établi bourgeois de Paris et d'Elisabeth AGASSE.

   Veuf il se remarie à Charenton en février 1673 à Anne CHEVALLET dont il a quatre enfants. Après de multiples péripéties et emprisonnement la famille sera finalement expulsée du royaume et naturalisée anglaise en 1700.

- Augustin CHARBONNIER nouveau converti originaire d'Alençon reste pour moi une énigme. Ce nom ne figure pas dans les registres de l'Eglise d'Alençon et n'existe pas ailleurs en Normandie comme nom de famille protestante à ma connaissance.

 
Pasteur Denis VATINEL

   Notre adhérent M. P. Guéritault nous signale la parution dans la revue "les Amitiés Acadiennes" de 1991 d'un article concernant un village situé à une quarantaine de kilomètres de Halifax (Nouvelle-Ecosse) appelé "French Village".

   Les pionniers de French Village venaient de Lunenburg, localité située sur la côte sud-est de la Nouvelle- Ecosse entre le Cap Sable et Halifax. Lunenburg a été fondée en 1758 par 1.500 protestants arrivés en 1749/50 d'Allemagne, d'Alsace, des Pays-Bas et du Pays de Montbéliard. Le nom vient d'un Lunenburg allemand.

   En 1783, quelques uns de ces nouveaux venus allèrent s'installer près de Halifax et fondèrent ce qui est devenu French Village. On relève dans la région plusieurs noms d'origine française tels que Boulteillier, Boutillier, Dorez, Dauphinée, Masson etc...

   La religion protestante y est encore pratiquée mais l'usage de la langue française a disparu.


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     Dans le relevé des Nouveaux Convertis des paroisses du Trièves effectué par M. Daniel Reverdin et publié dans le Cahier n°27 du 3e trimestre 1989, on trouve à la page 1396, Paroisse du Monestier-du-Percy, le nom de : noble César de JOUVEN, sieur de la Blacherie, qui n'est point marié.

   M. Denys Faure nous signale qu'il possède la copie de son acte de mariage, célébré à Die le 15 février 1703; il est donné comme :

"Noble César de Jouven sieur de la Blacherie, fils à feu noble Jean de Jouven et feue dame Françoise de Rigaud, épouse en l'Eglise de RR Pères prêcheurs de Die Marthe Sara du Faure de Vercors,  seigneur de Charens, fille de noble Alexandre du Faure, seigneur de Charens, Chamet et coseigneur de Vercors et de dame Hélène de Roset, de cette ville".
 
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