Nous rendons compte de la rencontre internationale vaudoise dont nous avions annoncé la tenue dans nos cahiers du deuxième trimestre
Du 10 au 13 juillet 1992, Mérindol en Provence, au pied du Lubéron, était en fête; organisée par l'Association d'Etudes Historiques et Vaudoises du Lubéron, avec le concours logistique de la municipalité et financier du Conseil général du Vaucluse, elle a connu un franc succès. On y est venu à pleins cars d'Allemagne ou d'Italie, par charter des Etats-Unis et même d'Uruguay. Selon la qualité du programme proposé, la participation a varié entre 800 et plus de 1000 personnes, dans la chaleureuse fraternité vaudoise qui surprend toujours le nouvel arrivant. Le "menu" était très varié : scientifique avec "l'héritage vaudois", table ronde autour de D. Fischinger, T. Kiefner, A. de Lange, G. Tourn et les Présidents Simone Appy et Christian Mazel; ou "que sont les Vaudois devenus ?" étudiés par Lucien Ferrero et Jean Pons, mais aussi des danses et chants lors de la soirée provençale ou encore la création de la pièce de théâtre "Les chants sont morts sur Mérindol" évoquant les massacres de 1545, alors que le Parlement de Provence jouait les pourfendeurs d'hérétiques.
Le stand de généalogie a connu une affluence record et l'on y venait, en toutes langues, demander des renseignements sur tel ou tel aieul. Osvaldo Coisson pour l'Italie, le Pr Théo Kiefner pour l'Allemagne, le Dr Sambuc et Georges Pons pour les Vaudois de Provence et du Dauphiné ont eu fort à faire pour répondre à la demande.
Le culte du Dimanche, pour lequel certains avaient revêtu les costumes locaux, a été célébré sous les oliviers de "la Muse" par le pasteur Bertrand, président de l'E.R.F. qu'entouraient six autres pasteurs en robe venant de tous les pays. Ils s'adressèrent, tour à tour, aux leurs dans leur langue d'origine. Puis tous se réunirent en une Sainte Cène d'amour fraternel qui donnait tout son sens à cette rencontre.
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M. P.-H. Chaix nous a fait parvenir un complément aux indications données par M. Denys Faure, dans le courrier des lecteurs paru page 62 dans le Cahier du Centre de généalogie protestante, deuxième trimestre 1992 sur César de J0UVEN de la BLACHETTE en précisant :
Je peux confirmer qu'effectivement n. César de Jouven, sieur de la Blachette (et non de la Blacherie), a bien épousé Marthe Sara du Faure de Vercors, fille d'Alexandre, sieur de Chaneins qui teste le 17 avril 1686, et de Jeanne de Roset originaire de Genève remariée en 1686 à Die à Jean de Closet, capitaine au régiment de Castres.
Il est le fils de n. César de Jouven et de Françoise Rigot, et non de Rigaud, elle-même fille de César et de Françoise de Vesc.
Le grand-père de César, Hector de Jouven est qualifié de sieur de Verdet époux d'Isabeau Armand; son arrière grand-père Antoine de Jouven a épousé en 1547 Marguerite de Jouven.
César de Jouven a deux soeurs dont l'une, Anne, épouse le 21 juin 1685 Pierre Pelissier Tanon, notaire au Grand Oriol, châtelain de Brion et du Monestier, d'où deux enfants, Alexandre mort jeune et une fille Philippa femme de Gaspard Marie des Apreaux.
N. César de Jouven, sieur de la Blachette, est qualifié en 1714 seigneur du Monestier où il réside... Sa femme Marthe Sara du Faure, dame de Monestier de Percy, est déjà veuve lorsqu'elle teste le 1er juillet 1739; elle était la dernière héritière de son père Alexandre et des ses trois frères Daniel, Alexandre et Christophe (A.D. DrÔme B 1195).
Ils ont eu au moins deux enfants: une fille Marie-Anne baptisée le 10 avril 1705 et un fils Claude Alexandre de Jouven de la Blachette né le 23 avril 1713 au Monestier qui choisit la carrière des armes. Cadet en 1727, il gravit les différents grades avec bonheur comme en témoigne son dossier (SHAT, Vincennes Y B 197). Il sert dans le régiment de Flandres, où nombre de dauphinois nouveaux convertis se trouvaient. Il est maréchal de camp en 1767.
Il fut dans ce régiment de Flandres le compagnon fidèle d'un cousin éloigné dauphinois et nouveau converti le chevalier André de Durand né en 1714 qui, cadet en 1734, parvint au grade de brigadier des armées du Roi. Son dossier exemplaire nous révèle un excellent officier dont les supérieurs regrettent l'attachement "à la Religion" qui lui fait refuser la croix de Saint-Louis, contre une gratification de trois cents livres (SHAT, Vincennes A.M.F. F.X.B. 31).
ERRATA :
Dans le cahier n°39 du troisième trimestre 1992 page 120, premier paragraphe, deuxième ligne, il faut lire (1839- 1927) et non (1839-1827).
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